Sabai ! Sabai ! Do you have thaï music ? –
Retour dans des contrées lointaines, puisque nous partons en Thaïlande. Sauf que, pour la première fois, je ne voyage pas avec Alexandre, mais avec ma famille. Et pour certains d’entre eux, c’est leur premier grand voyage. Autant vous dire que, côté organisation, ça ne va pas être comme d’habitude !
Alors retrouvons-nous au tout début, dans mon village natal de Picardie, où nous finalisons les valises. Je viens d’arriver de Paris, où Alexandre m’a déposée. Nous sommes le 24 octobre et demain, c’est le grand départ.
Le lendemain, vendredi midi, nous partons pour l’aéroport. Toutes les valises sont dans le coffre, et heureusement que j’ai un sac, sinon je n’aurais même pas pu prendre de bagages tant ils en ont. On arrive… et on se perd dès la première seconde. On finit par se retrouver après être montés au mauvais étage puis avoir fait la queue au mauvais endroit. On avait vu un Monoprix et on s’est dit qu’on achèterait à manger plus tard. Grave erreur : la procédure va durer deux heures avant qu’on puisse enfin se nourrir, et on était clairement affamés.
Mais avant ça, il faut passer le contrôle des billets, le contrôle des passeports dans des cabines high-tech que je n’avais jamais vues, puis le contrôle des sacs — toujours une galère quand tu voyages en backpack —, attendre papa et Théo qui ont droit à un contrôle aléatoire, tout ça alors qu’on était déjà en retard à cause de la compagnie aérienne.
Bref, pendant leur contrôle, on part chercher à manger pour survivre, et ça fait un bien fou. Finalement, à force de nous mettre en retard, ils se retrouvent eux aussi à la bourre, et on décolle avec 40 minutes de retard.
Je suis seule de mon côté, eux ensemble, car la réservation a été faite comme ça. Et on va se le dire : je ne savais même pas qu’on pouvait choisir son siège. Au final, je passe le vol à regarder mon K-drama téléchargé sur Netflix, écouter des podcasts en regardant le paysage défiler — des nuages cotonneux à un coucher de soleil sublime —, puis à discuter avec le couple trop sympa assis à côté de moi.
C’était le premier vol.
Pendant l’escale au Koweït, on se chauffe avec Tom pour aller manger McDo. Le temps de commander et d’attendre, on se retrouve presque en retard pour le vol suivant. On arrive tout juste à temps après que Tom ait attrapé le sac à la volée dans une jetée de frites digne d’un film. On se régale dans l’avion avec des Allemands qui vivaient la même situation que nous et qui nous regardaient, stressés à l’idée de rater leur correspondance. Avec Tom, on essaie de regarder un film parce qu’on est à côté. Interstellar, uniquement en anglais sous-titré arabe : on ne comprend rien. Un dessin animé pas terrible non plus. On trouve Tiger 3, qu’on voulait voir en Inde avec Alex, mais on abandonne.
Au final, on ne regarde rien. On essaie de dormir. On n’y arrive pas.
On atterrit à Bangkok le matin, après que l’avion ait commencé sa descente, puis soit remonté, poursuivi sa route, fait demi-tour, avant de se poser assez brutalement. Probablement son premier atterrissage.
On récupère les valises, puis on finit par retrouver Cédric, Béa et Hugo avec qui nous faisons le voyage. Et on commence ce périple sur cette phrase de Cédric (mon tonton) :
« J’avais lu Martine à la mer, mais Nico (mon père) en Thaïlande, je ne m’y attendais pas. »
On pouvait commencer le voyage et découvrir qu’en fait il fait super chaud ! On essaie de trouver notre taxi réservé et on n’y arrive pas. Quelques minutes après être sortis de l’aéroport, on découvre déjà la galère de parler anglais avec les Thaïlandais, les arnaques sur les prix et surtout le fait qu’on ne convertit pas encore bien les bahts. Heureusement que Cédric n’en est pas à son premier voyage ici.
On grimpe 20 minutes après dans un van kitsch avec des lumières et des miroirs. On arrive à l’hôtel quelques temps après, on s’installe et on se rejoint pour manger. On commence à prévoir le programme et ce soir, ce sera Khao San Road, une rue typique de Bangkok.
On part en taxi pour y aller et jusque-là tout se passe bien. Puis on se fait doubler par un tuk-tuk qui cherche des problèmes à notre chauffeur. On se retrouve avec notre chauffeur, fenêtre ouverte, qui insulte le chauffeur du tuk-tuk et vice versa. Le tuk-tuk attrape un tournevis et on n’est pas très sereins à l’idée qu’il puisse planter notre conducteur par la fenêtre baissée. Heureusement, le nôtre s’apaise et trace sa route, le semant au passage.
Ça commence bien.
On arrive à Khao San Road devant des étals de scorpions et de criquets, avant de se faire rejoindre par l’autre moitié du groupe dans la voiture derrière. Il y a également des alligators entiers accrochés en longueur et ouverts en deux, car les Thaïlandais s’en servent pour faire des brochettes.
On déambule dans la rue entre stands de street food, stands de vêtements, bars et rabatteurs pour tatouer, tresser mes cheveux ou proposer des massages. On fait du change euro-baht en regardant tout ce qui nous entoure en marchant.
À la fin de la rue, on tombe sur le rooftop Rocco et on se dit qu’on va monter pour voir la vue de Bangkok. On regarde pour prendre l’ascenseur et les serveurs sont hésitants. Il faut respecter un certain poids et tout le monde commence à avoir l’impression qu’on va rester coincés. Résultat, ils prennent tous l’escalier sur six étages, et je prends l’ascenseur avec les serveurs.
On s’installe et on a une jolie vue, même si ce n’est pas un super endroit en soi. Après 40 minutes là-bas, on redescend et on part chercher un pad thaï pour Cédric. On mange notre premier pad thaï, plutôt bon, chez Jojo Pad Thai.
Puis on file au 7-Eleven, et je découvre cette chaîne dont j’ai entendu parler sans jamais l’avoir expérimentée. Et c’est beaucoup de sucre et de chips, avec des packaging mignons mais des goûts qui ne m’attirent pas. J’ai vu des chips dont le logo ressemblait à une éponge. Il y a aussi pas mal de fruits séchés.
On retrouve tonton Ced qui mange un pad thaï et un riz frit au poulet avec plein de piments. Il me sort :
« Si un jour on m’avait dit que je mangerais un pad thaï avec la fille de Nico » (Nico, mon père du coup).
Puis nous repartons pour quelques brochettes ! La rue a bien changé en quelques heures avec les fêtes qui commencent, les danseuses sur les chaises, les musiques différentes à chaque bar à fond… on se retrouve dans un vrai brouhaha musical.
On reprend le taxi pour rentrer et clôturer notre première soirée à Bangkok.
Deuxième jour en Thaïlande : ce sera le jour du Grand Bouddha allongé. Mais d’abord, je bosse car, bien que ce soit mon premier voyage en famille, c’est également mon premier voyage en tant que digital nomade, et je suis super contente de pouvoir l’écrire ici. Donc ce matin, c’est travail !
Après cela, on part en taxi au Wat Pho, le temple du Bouddha couché. En arrivant, il faut mettre un tissu pour se couvrir les épaules et scanner son ticket. 300 bahts le temple, soit environ 9 € à l’entrée. Ça reste raisonnable pour la taille du site.
On observe plein de statues, d’édifices décorés et dorés avec des détails en miroirs, mais aussi des bouddhas partout. Je prends des photos de tous les détails, donc les voici :
On passe un vrai moment à regarder les fresques qui décorent les bâtiments. Puis nous déposons papa dans un lieu où les Thaïlandais et les touristes se font masser pour laisser toutes les tensions derrière eux. Bilan : après 20 minutes, mon père n’a plus aucune douleur dans le dos. C’était rentable de se faire taper dessus avec des petits morceaux de bois.
On poursuit notre visite des temples, tous plus beaux les uns que les autres, puis arrive le moment du Grand Bouddha. Et en effet, il est vraiment majestueux : tout doré, immense et brillant. C’est un régal pour les yeux, donc j’en profite pour faire des photos.
Les fresques sur les murs tout autour nous racontent pas mal d’histoires. Puis nous arrivons devant le Grand Bouddha, magnifique et vraiment impressionnant par sa taille. Il y a beaucoup de touristes, mais cela reste saisissant.
Je prends des photos qui, j’espère, reflètent son envergure.
En sortant, on tombe sur une petite boutique où on achète des carillons colorés avec des maneki-neko, ces chats qui portent chance au Japon.
Nous repartons en direction de Khao San Road et choisissons, pour la première fois, de prendre un tuk-tuk. Autant vous dire qu’on a bien rigolé, surtout vu comme ça secoue et comme ils roulent vite. Au moins, on ne peut pas s’endormir. D’autant plus que Théo y a perdu sa casquette et que le tuk-tuk de derrière, qui transportait l’autre moitié de la famille, l’a récupérée avant de nous doubler à une vitesse folle.
En arrivant après cette course, on se rend assez rapidement sur un petit stand où j’achète un petit éléphant souvenir pour ma maman et pour moi-même, pour me porter bonheur.
On rejoint ensuite tout le monde pour un repas composé de nems, de fried rice et de pad thaï. On goûte nos premiers shakes de fruits et on se régale.
Après ce petit tour dans la rue mythique de Bangkok, par ailleurs tellement plus calme en journée, on poursuit notre programme en se rendant au MBK Center, un des plus grands centres commerciaux. Et pour cause : sept étages, ça commence à faire.
En arrivant au centre commercial pour la première fois (car nous y sommes revenus deux autres fois), on ne se rend pas compte de sa taille immense. On aperçoit une sculpture mouvante en forme de fleur de lotus, puis de grands chiens blancs adorables.
Ils sont installés devant une boutique qui semble fort mignonne et qui diffuse une musique entêtante : “Don Don Donki”. C’est un supermarché rempli de produits aux emballages ultra colorés, saturés de plastique, que je ne connais pas. J’avoue adorer regarder les designs, mais les produits ne me tentent pas vraiment.
On y passe un bon moment, sur-stimulés par les couleurs, avant de partir à l’assaut du reste du centre commercial. On commence l’ascension des sept étages avec les escalators pour retrouver le reste du groupe, qui est dans une boutique de figurines de mangas.
On les retrouve après être tombés sur une boutique de stickers phénoménale. J’y passe un bon moment et même maman achète des stickers tant ils sont adorables. On se retrouve ensuite dans une boutique où il y a plein de boîtes de figurines mystères.
Mon père nous en achète et on choisit la collection Jova. Honnêtement, elles sont tellement belles : une obsession. Je veux toute la collection. On en a eu deux trop cute, mais ce n’était pas notre objectif.
https://tokyotoys.com/products/jova-first-journey-series-trading-figure-series-blind-box-toys-cosmic
Après cela, on repart en direction de l’hôtel, les mains pleines de figurines, de stickers et de porte-clés d’animes.
Le soir, on sort mais on en a un peu marre de prendre le taxi, alors on explore à pied les alentours de l’hôtel. On découvre des petits stands de street food, dont un monsieur qui fait des pad thaï. On en prend, et ils sont absolument délicieux — le meilleur pad thaï à ce jour, et ce sera le cas tout au long du voyage en Thaïlande.
Il coûte très peu cher. J’adore voir mes parents installés sur de petites chaises en plastique dans la rue, et s’acheter au 7-Eleven de grandes bières qu’ils boivent au goulot. C’est cool de les voir détendus et ouverts à la nouveauté comme ça, et j’adore ces vacances à leurs côtés.
On rentre, et je commence les heures de Sharesub, car même en vacances en famille, le travail n’attend pas !
Ce matin, je finis mes heures car après on part à Koh Samui, donc on prend l’avion.
On part en van et on demande de la musique thaï. Le chauffeur lance une playlist de remix TikTok absolument horrible, qui nous fait rire avec Tom pendant toute l’heure de trajet. Ça aura eu le mérite de nous occuper. On mange un petit Burger King avec Tom, qui adore me réclamer du fast-food, mais ça nous fait toujours de bons souvenirs. On mange carrément par terre, et ça nous fait bien rire. On embarque dans l’avion une heure après. C’est un vieux coucou tout petit, et personne n’est rassuré. Tom a même fait rire Béa pendant tout le trajet, et elle a réclamé à se retrouver à chaque vol à côté de lui — il est vraiment trop drôle mon petit frère.
Moi, j’étais assise à côté de papa, et on a discuté de la suite des événements pour notre voyage avec Ax. Je suis contente de pouvoir passer ces petits moments avec lui, même avec les autres autour. On atterrit à peine qu’on voit le soleil et qu’on comprend que l’ambiance n’a rien à voir avec Bangkok. Le taxi vient nous récupérer et il a un sachet de sauce accroché à l’arrière, sur la vitre du coffre. Ça aura le mérite de nous faire rire dès le début : on sent qu’on va rigoler ici.
On arrive, on s’installe. La villa est magnifique, immense, avec une piscine devant, dans un jardin verdoyant. On est vraiment à l’écart de la ville, en pleine nature, et la décoration est sublime. On va être bien !
Il est déjà tard lorsqu’on arrive, et on décide de tester un petit restaurant en bord de mer, à quelques minutes de là. On est accueillis par une famille thaïlandaise très gentille et on découvre de nouvelles spécialités.
Ce matin, mardi 29 octobre, c’est l’anniversaire de Cédric ! Alors on se lève, on se met en ligne et on chante joyeux anniversaire comme une chorale. Ça nous fait rire, sachant qu’ils sont tous autour de la piscine. Aujourd’hui, le programme c’est d’aller voir “Grandpa Stone”, un rocher en forme de phallus connu, mais qui sera surtout un point de départ pour découvrir les environs et la plage.
On regarde la vue depuis le rocher et vraiment c’est trop beau : l’eau est turquoise et les palmiers encadrent le paysage.
On descend ensuite sur la plage et on se jette à l’eau avec Tom plus tôt que le reste de la famille, car dans les rochers on verra davantage de poissons avec nos masques Decathlon. On commence donc le snorkeling pour ma vraie première fois, et je suis émerveillée devant les poissons. Les masques Decathlon sont vraiment super : on peut parler pendant qu’on a le visage dans l’eau. On passe un vrai moment à observer ensemble et à discuter, et ça nous rapproche. On rejoint ensuite la famille pour se baigner et aller au restaurant. On mange sur une pagode en bord de plage, et c’était délicieux !!
J’ai pris un curry panang avec Tom, il était excellent et super doux. 📌
Ça repart se baigner et explorer les rochers plus loin avec papa, Cédric et Hugo. On a plein de masques, donc c’est l’avantage. On explore tous ensemble et j’avoue que le moment est vraiment chouette. Surtout qu’on parle avec papa, avec Tom, avec Hugo à tour de rôle selon comment le groupe se déplace.
On observe différents poissons et, avec Tom, on a même vu un combat de “bigorneau” (mdrr c’étaient des bernard-l’ermite, mais quand Tom a dit bigorneau, j’ai trop aimé pour ne pas le mentionner dans le blog).
On repart à la plage à deux en papillon, car les autres sont déjà retournés sur le sable. Bon, on est éclatés en papillon, mais on donne tout ce qu’on a.
On repart ensuite en direction du parking pour rentrer. Avec Tom, on se teste une glace à la coco, clairement l’aliment le plus doux que j’ai jamais mangé. On dirait un câlin de lait. On savoure, puis on reprend le taxi pour la maison.
On retourne au même resto que la veille, mais ce n’est pas la même famille, et on sent que l’atmosphère est beaucoup moins agréable. On fait aussi la rencontre d’un cafard ce soir dans la chambre de Théo. Ici, tout le monde s’en fout sauf ma mère, qui en a la phobie. C’est le premier de nombreux qu’on va recroiser. Elle le saura parfois, et des fois on les chassera sans rien dire pour éviter le drame du soir. Les gars (Tom et Hugo) se seront au moins entraînés à sortir des insectes avec un verre et une feuille. Que d’apprentissages durant ce séjour.
Mercredi, journée tranquille. Je bosse sur mes projets, maman est fatiguée alors je reste discuter avec elle, tandis que les autres sont partis explorer les alentours de la villa et reviennent en ayant trouvé une plage incroyable. Résultat : on ira le lendemain. Mais pour le moment, il est 17h et on part pour Chaweng, une plage qu’on ne connaissait pas encore. On tombe sur un minuscule marché de nuit avant de trouver un endroit pour dîner.
Ce soir, on va voir du combat de Muay Thaï.
On arrive dans le stadium avec de la musique de Rocky en fond, particulièrement cool pour se mettre dans le mood. On s’installe dans les gradins et, en face de nous, un gradin réservé uniquement aux Thaïlandais, ce qui nous étonne. En vrai pourquoi pas, mais on n’imagine pas ça en France et ce serait tellement déplacé.
Passons. On entend nous de la musique électro, mais on se prépare à de la musique traditionnelle car on sait qu’un orchestre (de quatre personnes) attend sur le côté des gradins. Petit à petit, l’ambiance se met en place et les combats commencent. On aperçoit les boxeurs se préparer, s’étirer, faire une sorte de rituel de prières, puis se saluer.
Le combat commence et les deux premiers sont vraiment jeunes. La musique traditionnelle se lance et accélère progressivement. On dirait une danse qui se pare de coups : c’est assez esthétique à voir. Entre chaque round (cinq maximum sauf abandon ou KO), les boxeurs se retrouvent assis sur une chaise posée sur un socle à rebords pour se faire mouiller et frotter vigoureusement les muscles. Puis l’entraîneur prend leur jambe et l’étire tellement que j’ai peur rien qu’à regarder.
Le premier match se finit par KO et honnêtement ça me fait terriblement de peine. Je commence à me dire que je ne suis pas faite pour rester à regarder ça. J’essaye les autres combats, et quand ça ne finit pas par KO, ça passe mieux. Les autres sont plus âgés, plus lourds, ça m’effraie moins, et je passe deux heures de folie à regarder les matchs, à m’encourager, à parier avec Tom et ma mère sur nos préférés. On a passé un super moment entre musique traditionnelle et électro. C’est clairement quelque chose à faire.
En sortant, j’appelle le taxi qui fait tous nos trajets et on se fait planter. On se met donc à la recherche d’un autre véhicule. La voiture est pour cinq et on est sept. Bon, on se serre en mode sardines à trois à l’arrière, et ma mère finit sur les genoux de mon père. Cédric nous sort la réplique :
« Nico il a des cuisses en mémoire de forme maintenant. »
Ça part en fou rire alors qu’elle a la tête collée au plafond. On n’oubliera pas ce trajet de sitôt.
Vous vous souvenez de la plage qu’ils avaient trouvée près de la maison et où je n’étais pas allée l’autre jour ? Et bien aujourd’hui, on s’y rend tous. On observe encore les poissons, même s’ils sont moins nombreux que sur Lamai Beach. On mange une nouvelle fois sous une paillote en bord de plage, mais c’était la seule.
J’ai décidé de goûter mon premier Tom Yum. Grave erreur : c’était tellement épicé que j’ai réussi à manger une seule goutte de cette soupe de légumes aux crevettes. Je me rabats donc sur des tacos au poisson avec une sauce grecque et des crudités. C’était délicieux ! J’ai profité de cette plage un peu vide pour faire plein de photos de la famille dans l’eau. On a des photos avec une eau turquoise digne d’une carte postale.
Le soir, on mange dans un petit restaurant et Tom a pris un porc poivre et ail délicieux que je lui ai volé en petites quantités régulièrement tant c’était savoureux.
Aujourd’hui, vendredi, on approche petit à petit de la fin du séjour sur Koh Samui qui se termine lundi. Mardi à 6h du matin, on prend l’avion. On a encore un peu de temps, donc autant rentabiliser un maximum. On se rend à la plage d’hier pour se baigner le matin et déjeuner. Puis on décide, vers 18h, de se rendre à notre premier night market à Nathon. Maman ne vient pas, elle est un peu malade. Je suis certaine qu’elle aurait adoré.
On arrive parmi les stands surchargés de nourriture et de monde. Le mélange des odeurs, des aliments et des couleurs me submerge dans le bon sens, et je me sens stimulée par énormément de choses. On fait d’abord un tour des lieux avant de se lancer à la recherche des meilleurs stands. Il y a un coin nourriture, des boissons éparpillées, des vêtements, et une fête foraine au loin.
On se dirige avec Tom et papa vers des brochettes de porc qui ont l’air délicieuses. On prend aussi du poulet sauce cacahuète, et je tente des fraises trempées dans du sirop.
On prend des boissons et on se pose près d’une fontaine au centre du marché pour déguster nos trouvailles. Puis on essaye de goûter un insecte, un petit ver de farine peut-être. Béa, notre aventurière de la gastronomie, préfère toujours se lancer en première. Cédric suit, puis un Français arrive en fil conducteur pour TikTok. Il vit ici depuis 10 ans et nous offre nos premiers insectes. Je teste avec papa et Tom nous rejoint. Écoutez… ça a un goût de châtaigne. Ce n’est pas bon, mais ce n’est pas mauvais. On aura au moins testé !
Puis on passe près de chars en fleurs avec des moines positionnés sur chacun d’entre eux. Ils sont munis d’un “balai” en bambou avec lequel ils nous aspergent d’eau de tous les côtés pour nous bénir.
J’ai réussi à obtenir deux photos d’eux, avec leur consentement évidemment, et elles me font bien rire. Théo a failli s’énerver car il a pris un jet d’eau alors qu’il parvenait à tous les éviter jusqu’à là. Par la suite, on se sépare : ils vont se poser, et on est missionnés avec Tom pour trouver des brownies à la coco pour tata et des figurines (Sonny Angel, Butter Bear…).
On y parvient, on retrouve la famille, et on achète une crêpe pour Hugo. J’ai même une photo de Cédric avec le crêpier du marché, et une de papa assis sur un siège mouton. D’ailleurs, il y a tellement de sièges animaux en Thaïlande que je ne comprends pas pourquoi.
Le 2 novembre, on part visiter le Big Bouddha de l’autre côté de l’île. Honnêtement, ça ne vaut pas forcément le détour, mais c’était à faire, donc on l’a fait.
Il ne me fait pas beaucoup d’effet, surtout comparé à celui qu’on a vu à Bangkok la semaine d’avant, qui était sublime. Mais il y avait de belles boutiques de plage, et j’ai trouvé une super jupe longue bleue. Puis on prend un songthaew, un moyen de transport qu’on n’avait pas encore testé, et j’arrive à convaincre tout le monde de faire un détour pour visiter les temples flottants. Je ne regrette pas d’avoir insisté : ils sont absolument magnifiques.
Certains temples sont sur terre, très beaux et colorés, et d’autres sur l’eau, tout aussi impressionnants. Je fais beaucoup de photos et tout le monde semble content d’avoir fait ce détour malgré le manque d’envie initial. 📌
Après cette matinée consacrée aux temples, on se dirige vers la plage la plus proche dans notre songthaew pour trouver un restaurant. On tombe nez à nez avec un restaurant de burgers délicieux où on se régale après deux semaines à avoir mangé thaï très régulièrement. Ça fait du bien de changer parfois.
Puis on fait les petites boutiques dans le village de pêcheurs, qui n’a d’authenticité que le nom et ne fait pas du tout penser à la pêche. Toutefois, on y trouve tous notre bonheur : une robe pour maman et Béa, ainsi qu’un ensemble en soie vert émeraude absolument sublime que mon papa m’a offert (merci encore pour le cadeau ❤️).
On continue notre balade avant de rentrer après cette journée bien remplie, puis on profite de la piscine de la villa.
Dimanche 3 novembre ! Ce matin, on se chauffe à partir à la cascade de Na Muang pour une première visite. On envisage ensuite de repartir à la plage de Lamai.
Après 1h de route, nous descendons un escalier et découvrons la cascade entre les cocotiers et la jungle. Elle est vraiment majestueuse. Il n’y a presque personne en plus. Je prends quelques photos pendant que tonton Ced s’est déjà jeté à l’eau. Je traverse les rochers pour poser mes affaires et me baigner à mon tour. Au loin, sur un rocher au milieu de l’eau, tata voit un billet de 500 baht, même pas mouillé. Je pars le chercher en toute discrétion. Elle paiera le taxi suivant pour la plage.
Afin de rentrer dans l’eau, je saute d’un rocher avec Tom. L’eau est tellement bonne que je m’y sens de suite à l’aise. On saute plusieurs fois. Je vais toucher l’eau ruisselante sur la paroi, qui est super chaude. Je me lance ensuite dans un shooting photo, dans ce décor de cascade et de végétation verdoyante.
On rejoint Ced dans un petit coin qui permet d’avoir l’eau de la cascade sur la tête comme sous une douche. Puis tonton disparaît dans un petit recoin car il a trouvé un jacuzzi naturel. On y grimpe avec lui, mais la descente est toute différente car infiniment glissante. Ced part en glissade sur le toboggan de roches trempées. Mon père suit en s’agrippant et rattrape Ced. Je laisse Tom y aller, et il se laisse glisser sans retenue. Je me tiens davantage et Hugo aussi, donc on évite la catastrophe.
Puis on se rhabille et on se met en route pour la plage.
Sur le chemin jusqu’au taxi, Béa trouve des souvenirs dans de petites boutiques et repart avec quelques trouvailles.
On arrive à la plage, Lamai Beach, et on retourne au même restaurant que la dernière fois. J’ai pris un Massaman curry que j’ai finalement donné à Tom, car il n’aimait pas trop son red curry. Après ce repas trop chouette, on part se baigner et profiter du soleil. Puis, de façon totalement soudaine, tonton Ced nous demande qui veut faire du jet-ski.
Ni une ni deux, on lève la main avec Tom.
On va louer un jet-ski pour nous deux, tandis que papa en prend un avec Hugo. Je commence à conduire, puis Tom veut prendre la relève. Il part à toute vitesse affronter les vagues et on kiffe tous les deux, même si c’est assez physique de se tenir comme ça.
Puis, au moment de faire demi-tour, on aperçoit Hugo et papa dans l’eau à côté de leur jet-ski retourné. On se dirige vers eux pour les aider. Je me jette à l’eau et mon aide ne sert absolument à rien. Le gars de la location arrive rapidement pour les rapatrier. Je remonte avec Tom et, quelques vagues plus tard, c’est notre tour de revenir vers la plage après une méga chute de Tom où il a failli se prendre le jet-ski dans la nuque. C’est passé vraiment très près.
Bref, après cette petite frayeur et mon fou rire une fois le danger écarté, je me rends compte qu’on a un autre problème. Des gars de la location nous accusent d’avoir cassé le jet-ski et demandent 5 000 bahts (environ 150 €) de réparation parce qu’il s’est retourné.
Pour faire court : les flics sont venus, ma mère s’est énervée, tonton a appelé la police touristique et, après 40 minutes de galère, on a enfin pu repartir sans payer.
YES !!
Pendant ce temps, on a acheté des bijoux à un petit vendeur qui passait sur la plage. Depuis, le petit collier coquillage blanc m’accompagne partout, et Ax porte celui que je lui ai offert à son arrivée. On rentre en évitant la pluie, puis on finit par se baigner sous l’orage.
C’était top !
Mardi matin, c’est le moment de repartir de Koh Samui, donc on prend l’avion à 7h. Dur réveil.
On arrive à Bangkok, moment piscine, puis on repart en session shopping. Tom nous a enfin traînés chez Stüssy et il est reparti avec trois sweats, ce qui représente quand même une sacrée somme. Puis on est partis en direction du Baiyoke à pied. Ced voulait absolument nous y emmener. On a marché une bonne demi-heure à travers la ville, le bruit, la chaleur… ce n’était pas si facile dans ce chaos.
Les 85 étages en ascenseur valent largement la peine de marcher, car la vue était sublime. J’ai eu un peu peur en découvrant ce buffet géant tant il y avait de choix, mais une fois lancée, j’ai goûté le thon, les sushis et une super viande accompagnée de purée à la truffe. Puis des brochettes de fruits. J’ai aussi découvert les fluffy pancakes. Verdict : pas fan.
Le dernier jour, on part à Ayutthaya pour visiter quelques temples et monuments.
On profite des bâtiments, des jardins, et on adore explorer les lieux et prendre la pose avec Tom. On a aussi croisé des touristes à dos d’éléphants et ça me fend le cœur.
Plus tard, on rejoint la famille qui mange du riz frit. J’en prends un aussi, mais il n’est pas fou du tout. Puis on achète quelques bêtises dans les stands et je prends un porte-clés Sailor Moon pour maman et Béa, comme ça nous sommes assorties (tel un gang).
Le soir, c’est le départ de mes parents. Une douche après un dernier moment dans la piscine de l’hôtel, et ils repartent vers de nouveaux horizons (la maison quoi).
J’ai beaucoup aimé ces moments avec eux en tout cas, et j’ai un petit pincement au cœur quand ils montent dans le taxi.
Dernier jour avec Ced, Béa et Hugo. On est allés au Lumpini Park et on a vu d’énormes varans qui nageaient. Puis c’était l’heure des au revoir. Encore un pincement au cœur. Je rejoins ensuite mon hôtel avec un nouveau short Decathlon en main. Et oui, il y a un Decathlon même à Bangkok. J’ai dîné, puis j’ai passé deux journées à travailler en attendant l’arrivée d’Ax.
Voilà, c’était notre voyage en Thaïlande, le premier avec ma famille, et j’espère que ce ne sera pas le dernier en leur compagnie. Je suis tellement heureuse de tous ces souvenirs que je chéris infiniment. Et après un an de retard dans l’écriture de cet article, je suis encore incroyablement reconnaissante d’avoir vécu tout cela.
Au-delà des temples, des plages, des marchés et des aventures improbables, ce voyage m’a surtout offert du temps avec les gens que j’aime. Et finalement, c’est probablement ce dont je me souviendrai le plus.
Au fait, le titre vient du fait que tonton Ced passait son temps à dire ça à tous les chauffeurs de tuk-tuk ou de van : « Sabai Sabai , thaï music ? » (en gros : « Ça va ça va, vous avez de la musique thaï ? »). Une phrase devenue un running gag pendant tout le séjour.
