CARNET N°01 – Plongée –
Koh Tao, Thaïlande · Novembre 2024
Spéciale dédicace à la mini-moi qui vit son rêve d’être une sirène
C’est en Thaïlande que je me suis lancée pour la première fois dans la plongée, avec l’envie de découvrir ce qui se cachait sous l’eau.
J’ai suivi une dizaine de plongée à Koh Tao, et depuis, je garde ici une trace de mes premières bulles, de mes découvertes et de mon évolution sous l’eau.
Bienvenue dans mon premier carnet de plongée 🙂
NOVEMBRE 2024 — PREMIER PLONGEON
SESSION 01 — OPEN WATER
Jour 1 · Je flotte, donc je suis
Jour 2 · Un peu plus poisson
Aujourd’hui, on se rend au club un peu plus tard qu’hier, vers 8h30. On reprend un petit croissant des familles et on débute le deuxième cours de théorie avec Édouard.
Je n’ai pas vraiment appris ces chapitres, mais j’ai bien révisé les questions du quiz parce qu’on passe l’examen écrit tout à l’heure. Édouard nous explique énormément de choses. C’est dur de tout retenir, mais c’est stimulant. Après deux heures de cours, on se lance dans le QCM théorique qui va nous permettre de valider la première partie de notre Open Water. Résultat : 50/50 ! Je suis méga fière !
Après ça, on part manger et je teste un sandwich plutôt cool chez Das Sandwich.
Bref, à 12h, on repart en plongée. Mais aujourd’hui, on change de bateau. On ne passe pas par une banque cette fois-ci et on se rend directement, chargées de nos sacs de matos, en direction du port. On marche pieds nus avec le sac sur le dos. Il est lourd, mais le mood est vraiment sympa.
On monte sur le Black Kraken aujourd’hui et je me crois dans Pirates des Caraïbes. On attache maintenant notre matériel en autonomie, puis on se vérifie entre nous avec Alex afin de former notre binôme au mieux.
Aujourd’hui, j’ai une combinaison intégrale parce que j’avais eu un peu froid hier. Elle est super dure à mettre, mais ça devrait me permettre d’avoir plus chaud. Le problème, c’est que ça ne glisse pas du tout. Puis vient le brief et on repart dans peu de profondeur pour pratiquer. Au programme : m’entraîner à ma flottabilité, me débrouiller sans masque sous l’eau, tester les coupures d’air et les remontées « d’urgence ».
J’avoue que sous l’eau sans masque, je ne suis vraiment pas bien, mais j’arrive quand même à le faire.
En revanche, je flotte énormément, même avec 6 kilos de lest. Comme il n’y a pas beaucoup de pression et que la faible profondeur ne me détend pas du tout, je galère à descendre. À un moment, je n’arrive tout simplement pas à descendre pendant de longues minutes et je le vis comme un échec. J’ai l’impression de me donner à fond dans le vide. Bref, je remonte… (mdrr, j’étais déjà à la surface, mais bon). Et là, c’est dur de retenir mes larmes.
Édouard vient me voir pour me rassurer et me dire que je n’ai pas le droit de dire que je suis nulle, parce que je m’en sors bien et que je ne suis qu’un jeune poisson. Une expression que j’aime bien. 🐟
On repart ensuite sur le bateau et on change nos bouteilles. On se pose un peu et on reçoit le nouveau brief. C’est reparti pour une plongée à 12 mètres.
Et là, ça va beaucoup mieux. J’arrive davantage à me détendre, à gérer mon lestage et à trouver une meilleure flottabilité neutre. Je suis super fière de moi. Les plongées plus profondes se passent finalement mieux. Les poissons colorés sont vraiment beaux et donnent envie de rêver. Je palme en mode sirène quand je dois avancer plus rapidement et j’adore ça !
Bref, j’ai plutôt bien géré et j’arrive un peu plus à profiter de la plongée plutôt qu’à réfléchir à tout ce que je suis censée faire. Et ça, c’est déjà une belle avancée.
Demain, ce sera l’examen. On verra ce que ça donne !
Par ailleurs, j’ai aussi été complètement défoncée à la fin de la journée, comme Ax, et c’était plutôt drôle. On était fou, mais on n’oubliait rien, donc l’effet était plutôt marrant, même si ce serait quand même sympa que ce ne soit pas systématique.
Jour 3 · Jeune poisson diplômée
29 novembre 2024, dernier jour de notre Open Water.
Aujourd’hui, pas de théorie. Il est 7h30 quand nous arrivons au club et on part plonger directement dans la matinée. Déjà, on a laissé nos affaires sur le bateau hier, car on va reprendre le même aujourd’hui. Ça nous permet de porter moins de choses et c’est plutôt cool.
On se rend encore une fois au port et aujourd’hui, on a deux plongées à 18 mètres. Première fois à une profondeur comme ça ! On va même passer au-dessus d’une épave, c’est en tout cas ce qu’on apprend pendant le brief. On installe bien notre matériel et, aujourd’hui, on plonge avec un autre gars. On sera donc quatre sous l’eau au lieu de trois comme d’habitude. Édouard nous explique aussi comment utiliser notre ordinateur de plongée, qui ressemble à une grosse montre et qui nous permet de contrôler notre profondeur, nos remontées, les paliers de décompression, etc.
Après le buddy check, on se lance à l’eau. Je stresse un peu, mais bon, ça va bien se passer.
On descend et, étonnamment, je gère plutôt bien la descente. Après, j’ai quand même 6 kilos de lest, ptdrr. C’est énorme. C’est comme si je faisais 110 kilos. 😭
Bref, j’arrive dans le bleu et on commence à explorer le sable. On voit des petits poissons si cute !!!
Malheureusement, je capte que je suis descendue à 18,3 mètres, alors que le maximum autorisé est de 18 mètres. Évidemment, ça me stresse et j’ai peur de ne pas valider mon examen. En plus, je n’arrive pas à voir Ax parce qu’il fait l’enfant turbulent derrière moi. Bref, je ne savoure pas vraiment la plongée comme j’aimerais. Au bout d’une vingtaine de minutes, je commence quand même à me détendre davantage et je m’en sors finalement plutôt bien.
Première plongée : 40 minutes. Terminée.
On remonte sur le bateau, on change de bouteille et on mange un petit bout en écoutant le prochain brief pour notre deuxième et dernière plongée. On repart sur White Rock (le lieu de plongée).
La descente se passe mieux. Je gère ma profondeur autour de 17,5 mètres, ce qui me rassure beaucoup. Je profite davantage des poissons et, avec Alex, ça se passe mieux en binôme. Je me sens plus en sécurité et j’arrive donc à vraiment regarder autour de moi. À un moment, je me retrouve complètement encerclée par un banc de poissons. Certains petits poissons sont même en train de se faire chasser. C’est magique, parce que je ne vois personne se faire manger et je me demande bien comment ça se termine.
Et là, j’ai mon mini coup de cœur poisson : des petits poissons bleus aux grands yeux, pas du tout craintifs, avec une bande jaune vive qui traverse leur corps. Bref, ils sont adorables, même si ce sont apparemment des poissons assez communs. On plonge environ 45 minutes et on croise pas mal de poissons et de coraux vraiment ravissants. On remonte sur le bateau puis, après être revenus au club, on signe nos papiers.
Et voilà : nous sommes officiellement certifiés Open Water !
Trop, trop fière. 🥹
Évidemment, plutôt que de s’arrêter là, on décide de poursuivre. Dans quelques jours, on commence donc l’Advanced, le niveau suivant. Pour l’instant, on est vendredi. On se retrouve lundi pour la suite de ce carnet de plongée. 🐠
SESSION 2 : OPEN WATER ADVANCED
Jour 4 · Capitaine en herbe
Jour 1 de l’Open Water Advanced, soit le niveau 2 de plongée 🙂
Ce matin, je suis encore fatiguée car je dors plutôt mal en ce moment. Je termine mes heures de ShareSub (mon job à distance) avant le début de la plongée. Puis je vais réveiller Alexandre et je commence à angoisser un peu. Alors on parle. Et même si ce n’est pas toujours facile, ça fait du bien de dire ce qu’on a sur le cœur.
On se dirige vers le club, encore fatigués, mais le simple fait d’y être nous met instantanément du baume au cœur. On retrouve Édouard et on part avec nos gros sacs rouges sur le bateau, après avoir vérifié notre matériel. On se rend sur le Green Boat, où nous retrouvons Tata, un Birman qui travaille sur le bateau. Il est un peu fou et ne fait que me dire « salut bébé » depuis que j’ai appelé Alex comme ça à un moment et que ça l’a beaucoup fait rire. Bref, maintenant, c’est devenu son petit surnom préféré. 😭
On monte, on installe notre matériel sur les bouteilles d’air et on se tient prêts : aujourd’hui, au programme, flottabilité et orientation.
La première plongée se passe plutôt bien. On apprend à maintenir une flottabilité neutre, à « voler » dans l’eau. On teste plusieurs exercices de masque, d’équilibre, puis sans les palmes. Édouard part ensuite complètement en vrille et se lance dans des courses sur le sable pieds nus, puis dans des galipettes sous l’eau. On essaie aussi d’apprendre à palmer de différentes manières. On n’y arrive pas vraiment, on est ridicules et, Dieu sait que ça me fait beaucoup rire.
Bref, on passe un super moment. En revanche, je sens que l’orientation va être une autre histoire.
On remonte sur le bateau, une tranche d’ananas et quelques biscuits à la main, après avoir changé notre matos. On prend ensuite notre petit cours de compas directement sur le bateau. On se rend sur le site de White Rock, que l’on connaît déjà plutôt bien. Alex dessine un croquis du site pour nous aider à nous repérer une fois sous l’eau.
On plonge et, arrivés au fond, après cinq minutes à suivre Ed, on devient chacun notre tour capitaine de palanquée (groupe de plongeur) , avec le plan en main. Le but est de suivre un rythme agréable pour tout le monde, de s’assurer que tout va bien pour le reste de l’équipe, de garder la bonne direction et de tenir compte des profondeurs pour éviter de remonter puis de redescendre sans cesse. Un peu difficile, donc.
Alex s’y colle en premier et je crois que ce n’est pas franchement glorieux. En plus, il nous trace. À mon tour. Je suis plutôt bien partie et je prends mon rôle de capitaine très au sérieux : je vérifie que tout le monde va bien, que chacun a suffisamment d’air, que personne ne traîne derrière… Bref, je me prends presque pour une vraie capitaine.
Sauf que je pensais que le site était beaucoup plus grand et, finalement, je n’avais pas tout à fait compris où je devais les emmener. Bref, je retente et j’y arrive parfaitement… sans même m’en rendre compte.
Alex se lance à son tour pour le dernier exercice et, cette fois, un poisson décide de l’accompagner. Je rigole de ce petit poisson qui nage sous son ventre pendant toute la plongée. Pendant au moins cinq bonnes minutes, il reste collé à lui et vient même lire le plan, comme s’il voulait l’aider à se repérer. C’est vraiment adorable, ce « copain poisson », comme on l’appelle.
Apparemment, on s’en est plutôt bien sortis, même si je ne suis pas vraiment convaincue de ça. Les distances sont vraiment difficiles à estimer sous l’eau. Tout paraît tellement différent ! Et comme si ça ne suffisait pas, je me fais entraîner par des bulles lors de la remontée et je loupe mes paliers de décompression. Bref, un petit carnage.
On rentre au club et on laisse nos sacs sur le bateau puisque, demain matin, nous serons à nouveau sur le même. Notre soirée se passe tranquillement, mais je me sens encore un peu malade. J’enchaîne les migraines en ce moment. Ça ira mieux demain, enfin j’espère. Pour dîner, je bois un peu de bouillon de bœuf d’une soupe prise par Ax. Pas franchement le festin du siècle, mais à ce stade, ça fera très bien l’affaire.
Jour 5 · Dans les profondeurs
Deuxième jour de l’Open Water Advanced.
Hier, on était complètement défoncés. Aujourd’hui, je commence donc la journée avec une petite inquiétude : on plonge deux fois ce matin, puis on a quatre heures de pause avant de repartir pour une plongée de nuit. Je sens qu’on risque d’être encore bien éclatés au moment de retourner sous l’eau.
À 7h20, on est prêts à partir du club. On se rend sur le Green Boat, où nos sacs sont restés depuis hier. Aujourd’hui, au programme : profondeur et épave. Et l’épave, j’ai vraiment hâte.
Édouard nous fait le briefing car, à partir de 25-30 mètres, on peut commencer à ressentir les effets de la narcose à l’azote. On va donc devoir faire quelques petits exercices pour vérifier que tout va bien : se boucher le nez et suivre une suite de chiffres sur une planche. On teste d’abord sur le pont du bateau. Je mets 11 secondes.
Une fois sous l’eau, après la descente, je mets 12 secondes. Apparemment, tout va bien de ce côté-là ! On descend jusqu’à 29,9 mètres. Je tiens d’ailleurs le bras en l’air pour éviter que la montre ne me fasse dépasser la profondeur maximale autorisée. On va dire que je prends très au sérieux les règles de sécurité et celles des assurances. 😭
On reste un petit moment à genoux dans le sable avant de repartir vers l’épave. Je ne pensais pas qu’on ferait les deux exercices en même temps, mais finalement, on part explorer ce navire militaire. On n’a pas le droit d’entrer à l’intérieur car il faut une spécialisation pour ça. Comme on ne l’a pas, on reste à l’extérieur et on fait le tour de l’épave en repérant les différentes entrées et sorties possibles. On observe aussi les canons et on a même le droit de passer dans la cabine du capitaine.
L’épave est un véritable écosystème, avec des poissons d’une taille assez impressionnante. J’ai vraiment adoré la parcourir et je pense que je serais super intéressée par le fait de passer cette spécialité un jour. On remonte sur le bateau, on mange quelques viennoiseries sur le toit avec Alex et on se lance dans un petit shooting pour garder des souvenirs de cette journée.
Il trouve même un pavé suisse dans le sac de viennoiseries.
Puis on retourne voir Édouard pour le briefing de la deuxième plongée. Cette fois, pas d’exercice particulier : simplement de l’exploration, pour le kiff. On en profite donc pour vraiment regarder autour de nous et observer les poissons. Je vois des vers blancs partout dans le sable et ça me dégoûte.
Édouard se balade avec sa lampe torche et finit par trouver une raie pastenague à pois cachée sous un rocher. Elle est toute recroquevillée, mais vraiment trop belle. On observe aussi des crevettes danseuses, beaucoup trop mignonnes, et je vois mes premières étoiles de mer !
On termine notre plongée puis on rentre au club. On retrouve des personnes que nous avions déjà croisées lors de notre premier Open Water et on apprend qu’on fera la plongée de nuit avec elles.
On rentre à l’auberge. On est fatigués, mais la plongée nous fait tellement de bien que ça nous donne quand même un sentiment de bien-être assez fou après chaque sortie. On se pose pour faire nos petits trucs, puis on se retrouve tous les deux. Ça fait du bien de se retrouver et de profiter un peu ensemble. Après ça, je commence à me sentir vraiment mal : crampes, migraine, grosse fatigue… Je mange un bout et ça m’aide à reprendre un peu de forces. Puis il est temps de retourner au club pour la plongée de nuit.
Je sens déjà que ça va être compliqué.
On arrive sur le bateau et Édouard a l’air un peu tracassé. Il nous explique les nouvelles règles, notamment concernant l’utilisation des lampes torches. On plonge. Je suis un peu inquiète.
On descend à environ 19 mètres dans le noir. Au début, je me sens plutôt bien, puis je réalise que ma lampe ne fonctionne pas vraiment. Je ne vois donc pas grand-chose. Je commence aussi à avoir super froid. Le fait d’être dans le noir ajoute un peu de stress et, au bout de huit minutes, quelque chose me brûle la cheville.
Bref, ça commence plutôt mal. 😭
Édouard finit par changer ma lampe et ça aide déjà beaucoup. En vrai, c’est sympa, mais je ne vois pas forcément l’intérêt de plonger de nuit. On n’a pas vraiment vu le plancton phosphorescent que j’espérais voir et, contrairement aux autres, je ne suis pas complètement émerveillée par l’expérience. On voit quand même une raie qui semble apeurée. La pauvre part se cacher en courant sur le sable. C’était beau à observer, même si, avec le recul, ça me fait un peu mal au cœur de l’avoir dérangée.
On croise aussi un mérou d’une taille immense. Édouard lui fait même un doigt d’honneur parce qu’il nous suit depuis un moment alors qu’il ne chasse même pas. Puis on remonte. Tout le monde semble émerveillé… sauf moi.
J’essaie de ne pas trop râler parce que bon, chacun son avis, mais j’avoue que je me sens un peu à part puisque je suis la seule à ne pas avoir vraiment aimé cette plongée. On rentre au club et on boit tous un verre ensemble avant d’aller au restaurant.
Bref, ça y est.
Nous sommes le 4 décembre 2024 et nous venons d’obtenir notre certification Open Water Advanced ! 🐟🤿
Deuxième niveau validé. Et évidemment, maintenant que nous sommes officiellement des plongeurs niveau 2, je sens qu’on ne va pas s’arrêter là…
J’ai quand même déjà hâte de retourner plonger, même si ce n’est pas devenu LA passion que je pensais que ce serait. Mais j’ai clairement envie de continuer et de découvrir encore plus de choses sous l’eau.
Et maintenant, mon prochain objectif est tout trouvé : voir des tortues, des raies manta et surtout… des requins. 🦈🐢
| 🟢 Je maîtrise | 🟡 À améliorer | 🔴 Encore compliqué |
|---|---|---|
| Gérer mon matériel en autonomie | Ma flottabilité | Les plongées de nuit 🌙 |
| Faire mon buddy check | Mon orientation sous l’eau | Gérer mon stress quand quelque chose ne va pas |
| Utiliser mon ordinateur de plongée | Estimer les distances et les profondeurs | Le froid |
| Descendre jusqu’à 30 m | Garder une profondeur parfaitement stable | Être sans masque sous l’eau |
| Maintenir une flottabilité neutre | Prendre la tête d’une palanquée | Profiter quand je commence à paniquer |
| Surveiller mon air et celui de mon binôme | Être vraiment à l’aise dans toutes les situations | Les petits imprévus qui me font perdre mes moyens |
| Faire les exercices de profondeur | Me déplacer efficacement sous l’eau | _ |
| Explorer une épave depuis l’extérieur | Mes techniques de palmage | — |
Ma certification officielle
