CARNET N°02 – KITE SURF –

Essaouira, Maroc · Mai 2026

Bienvenue à la moi de 14 ans qui se surprend à tester de plus en plus d’activités.

Après la plongée en Thaïlande, nous voici à prendre des cours de kitesurf au Maroc.

J’ai suivi 6 cours de 2h de kitesurf en mai à Essaouira, dans le merveilleux club @kitesurfmaroc pour débuter. Et je suis retournée les voir pour 3 nouvelles sessions au mois d’août.

Je vais tenir mon évolution dans ce carnet exactement comme celui que j’avais créé pour la plongée 🙂

MAI 2026 — LE DÉBUT

6 sessions

 

SESSION 01 — PREMIERS PAS

Jour 1 · Apprivoiser la voile

On a décidé de kiter vers 11h tous les jours, donc on est sur les heures les plus chaudes de la journée.

J’enfile ma première combinaison de la semaine, un harnais, un casque, et nous voilà partis. On ne va pas à l’eau pour ce premier jour, donc pas besoin de gilet de sauvetage.

Je serai en binôme avec Maya et en cours avec Toufik pour la semaine !

On apprend à préparer le matériel : gonfler la voile, connecter les lignes de la barre à la voile, tout relier à notre harnais et vérifier le leash — la sécurité. En surf, il s’agit du lien accroché à la cheville. Toufik nous montre également rapidement comment fonctionne le vent et son sens.

Aujourd’hui, on pratique uniquement avec la voile. On apprend à chercher le vent, à retenir la voile depuis le sable, à s’entraîner à changer de direction, à aller à midi et à apprendre le vocabulaire technique.

Le plus important étant border — amener la barre vers soi — et choquer — pousser la barre loin de soi.

Je sens que j’adore déjà la sensation, rien qu’avec la voile. Ça me rappelle quand je voyais mon père faire du cerf-volant lorsque j’étais petite.

Je me suis évidemment envolée à un moment pour atterrir aux pieds d’un pote du groupe, tête dans le sable. On en a ri. On passe 2h à faire ça : à échouer, redécoller la voile, se crasher, maintenir à midi — le plus haut, comme sur une horloge.

C’est déjà une séance bien prenante en termes de concentration.

On crame nos mains et nos pieds, parce que le reste est sous combinaison, et le visage est rempli de stick rose pour nous protéger.

Jour 2 · Premières vagues

Là, on se lance à l’eau, donc on s’équipe en plus d’un gilet de sauvetage.

On est encore loin du moment où on va vraiment kiter, mais on va tenter de manier la voile depuis l’eau pour apprendre à gérer aussi les vagues. On découvre également la nage tractée : on essaye de s’allonger sur le ventre dans l’eau et de se faire tracter par le vent.

Jusque-là, rien de vraiment complexe. Mais prendre les vagues dans le visage et ne pas perdre le contrôle de la voile est plus difficile qu’il n’y paraît.

On se relaie avec Maya, donc on a quand même des pauses, heureusement. J’en profite pour discuter avec Younes, le photographe, car son matériel me fascine.

Je parviens à me faire tracter, même si je décolle parce que je suis un peu trop brusque dans ma gestion de la voile.

Je manque clairement de douceur.

Jour 3 · Apprendre à diriger

Aujourd’hui, on refait de la nage tractée, mais on essaye de contrôler nos directions pour qu’une fois la planche à nos pieds, on puisse se rendre à droite ou à gauche et ne pas être condamnées à juste nous éloigner du bord, ahah.

J’aime beaucoup.

Mais je dois avouer que je trouve que je ne progresse pas suffisamment rapidement.

Ça me confronte à mon propre sentiment de n’être jamais assez, de toujours être nulle et d’être en retard si je me compare aux autres. En l’occurrence, ce sera le cas tout le séjour.

Et même encore après. Mais j’apprends aussi à gérer cette émotion.

Petit constat du jour :

Je ne suis peut-être pas encore douée, mais au moins, je suis dans l’eau, avec une voile dans les mains, et j’adore ça.

Jour 4 · On rentre dans le dur 

Ce matin, Toufik sort la board.

On se pose sur le sable pour apprendre à la mettre, nous expliquer le processus pour se lever, comment placer le poids du corps, quelle jambe fléchir, comment rider sans tomber. On pratique sur le sable avant d’essayer dans les vagues.

J’essaye, mais cela me semble impossible. Je retente, mais toujours rien : impossible de me lever. Dès que je sens que je commence à me relever, la voile m’entraîne et je tombe en avant.

Je regarde Maya y arriver petit à petit et je vois que, de mon côté, je stagne. Le sentiment de frustration me donne envie de continuer, mais au bout d’une dizaine d’essais qui échouent, lorsque je me mets en tête que je fais perdre du temps à tout le monde, je ne parviens plus à avoir envie de continuer. Je décide d’arrêter pour que Maya puisse pratiquer convenablement.

Je ne parviens pas à retenir mes larmes. Je ferai mieux demain, j’espère. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas directement confrontée à mon manque de confiance en moi à ce point-là.

Tu es clairement face à toi-même sur ta board. Tout se joue dans ce que tu fais : tu ne peux pas paraître douée, tu dois l’être. Je me sens un peu immature, évidemment, mais je sais que je vais digérer mon émotion et revenir dans de meilleures conditions demain.

Jour 5 · Dernière chance

Finalement, cette session sera la dernière, car le vent tombe ce soir. Nous irons surfer à Sidi Kaouki demain !

Je me relance avec ma planche, encouragée par mon prof, qui ne parvient pas à comprendre ce qui me bloque pour me lancer.

Je pratique. C’est moins nul qu’hier, mais toujours pas de ride.

Maya, elle, prend doucement confiance en elle et je la regarde rider au loin sur de petites distances. Elle a le sourire et je me sens fière d’elle, en espérant faire aussi bien. Ce n’est pas le cas, mais je me sens moins mal qu’hier et je poursuis mes essais au lieu de discuter avec Younes comme la veille.

Fettah, le patron du club de kite chez qui nous logeons, décide alors de me prendre à part et de me faire un mini cours particulier à la fin de la session.

Il me pousse mentalement à faire mieux. Il comprend qu’en fait, j’ai simplement peur — ce que je ne conscientise pas vraiment moi-même — alors il me force à le faire. Et sa méthode fonctionne plutôt bien !

J’arrive enfin à me lever avec tous ses conseils et à prendre mes 5 premiers mètres de ride.

Il est super fier. Moi aussi. Je lui fais un câlin pour le remercier d’avoir changé ma vision du sport dans les derniers instants.

Je ne sais pas encore si je reviendrai en faire, mais je garde un bien meilleur souvenir de mon apprentissage grâce à son geste.

J’ai pas toujours de flow mais les souvenirs sont plus importants



PARENTHÈSE SURF — SIDI KAOUKI

Quand le vent tombe, il faut bien trouver autre chose à faire.

On est avec une bonne partie du groupe pour cette journée surf, même si quelques-uns sont restés à la médina. Dans le lot, certains surfent, certains font du paddle et d’autres ont simplement choisi l’option sardines au restaurant. Chacun son sport ahah.

Je prends mon premier cours de surf, ce qui sera sûrement plus concluant que mes tentatives à Imsouane en solo, où j’avais surtout l’impression que j’allais me noyer.

Je prends donc mon premier cours avec Reda, que je rencontre au passage. Il m’aide à me lancer sur les vagues, me donne quelques tips pour me lever et, petit à petit, je m’en sors… avant de chuter lamentablement. Rien de grave, mais je dois avouer qu’au début, ce n’est pas si évident.

Et puis, miracle : je parviens à me lever et à prendre ma première vague ! J’ai même la chance que Maya ait eu le temps de me prendre en photo, je peux donc officiellement le prouver !

Je passe ensuite le reste de mon temps à discuter avec Reda. On se retrouve embarqués dans une grande conversation de psychologie assez passionnante, en anglais puisqu’il ne parle pas français.

Finalement, entre deux vagues et quelques chutes, cette petite parenthèse surf aura été plutôt réussie. Mine de rien, je préfère le kite 🙂

 

Première session cours (car à Imsouane, j’étais en freestyle) 
📍 Sidi Kaouki, Maroc
⏱️ 2h
🎯 Objectif : survivre et prendre au moins une vague
🏆 Victoire : j’ai réussi à me lever !



AOÛT 2026 — JE REVIENS

Trois mois ont passé depuis mes cinq premiers mètres de ride.

Entre-temps, je n’ai pas touché une voile. Je ne sais donc absolument pas ce qu’il me reste de mes apprentissages de mai.

Mais me revoilà à Essaouira.

Et cette fois, je ne repars pas de zéro. Enfin… j’espère. 

Trois nouvelles sessions m’attendent, avec un objectif un peu différent : voir jusqu’où je peux aller maintenant que je sais déjà me lever sur une board.

Jour 1 · La reprise imprévue

Hier encore, j’ignorais que Fettah allait me convaincre de kiter à nouveau sur ce séjour. Moi qui venais simplement chiller avec eux et faire des photos, me voilà de nouveau en combinaison. Ma seule condition : faire les cours avec lui.

J’adore les autres, ne vous méprenez pas, mais au vu des résultats de mai, je suis obligée de lui donner toute ma confiance.

 

Voici le déroulé du cours :

Fettah commence par me sortir une voile, mais se rend rapidement compte qu’elle n’est pas vraiment adaptée à mon niveau ni aux conditions du jour. Elle fait 15 m² et je prends normalement les cours avec une 12, maximum 13. On change donc de voile et me voilà à reprendre quelques bases pour me remettre dans le bain. Et finalement, assez rapidement, je me retrouve à l’eau, planche aux pieds.

Je m’attendais à ce que la reprise soit beaucoup plus difficile physiquement. Après trois mois sans toucher une voile, je pensais retrouver des muscles dont j’avais oublié l’existence et finir complètement courbaturée le lendemain. Mais finalement, rien de tout ça. Mon corps semble se souvenir assez facilement de ce qu’on lui demande et je retrouve rapidement mes sensations.

Et surtout, cette sensation m’avait manqué.

Le vent, la voile qui tire, la planche sous les pieds, cette impression d’être complètement concentrée sur ce qui se passe autour de soi… Je crois que je ne m’étais pas rendu compte à quel point j’avais aimé ça en mai avant de me retrouver à nouveau dans l’eau.

Et puis, il faut dire qu’on est quand même dans des conditions beaucoup plus agréables qu’en mai. Il fait moins chaud, ce qui est plutôt appréciable quand on passe plusieurs heures en combinaison à faire des allers-retours sur la plage et dans l’eau.

 

Je ne vais pas mentir : je galère. Je dois retrouver mes réflexes, comprendre à nouveau ce que fait la voile et surtout réussir à coordonner tout ce que je suis censée faire en même temps.

Mais cette fois, quelque chose a changé.

J’arrive enfin à faire mes premières trajectoires debout et j’en suis tellement fière.

Bon, j’ai aussi réussi à entremêler ma voile avec celle d’un autre kite — c’était sa faute, évidemment — et j’ai bu une quantité assez impressionnante d’eau. Mais je me suis levée.

Et Fettah était tellement fier de moi que je crois que je l’étais encore plus. J’en ai carrément pleuré.

La sensation me plaît tellement que, réussite ou non, je n’ai désormais qu’une envie : continuer à apprendre. Le kite me confronte énormément à la frustration, parce que je voudrais comprendre immédiatement, réussir du premier coup et surtout arrêter de me comparer aux autres. Évidemment, ça ne fonctionne pas comme ça. Mais je crois que c’est aussi pour ça que j’ai envie de continuer.

La séance se termine finalement de manière assez symbolique : en prenant une longueur, je tombe et je casse la ligne de choquage. Fettah me regarde en souriant et me lance :

« Tu as tout cassé. »

Et, pour le coup, c’était assez drôle puisque c’était vrai dans les deux sens du terme.

Je le remercie encore mille fois pour ce cours, sa patience et surtout pour m’avoir convaincue de remettre les pieds dans l’eau.

Prochain cours : demain matin !

Jour 2 · Un peu trop loin  

Fettah me rejoint et, pour cette deuxième session, il décide de me sortir une voile de 15 m². Pour rappel, le chiffre correspond à la surface de la voile. Plus elle est grande, plus elle capte le vent. Une 15 m² peut donc être très utile lorsqu’il y a peu de vent, mais dans de bonnes conditions et entre les mains de quelqu’un qui sait la maîtriser, elle peut aussi devenir sacrément puissante.

Et aujourd’hui, il y a du vent.

Je ne sais toujours pas exactement ce qui lui est passé par la tête à ce moment-là. Toujours est-il que je prends la voile et que, très rapidement, je comprends qu’il va falloir s’accrocher. Littéralement.

Je me fais tirer, puis je décolle complètement. Au début, je pense pouvoir reprendre le contrôle, mais très vite, je pars vers le large. Et là, je panique. Je ne sais plus vraiment quoi faire. Je vois la plage s’éloigner et une pensée assez simple me traverse : je ne veux surtout pas me retrouver trop loin du bord. Je finis par lâcher la voile et me retrouve dans l’eau, avec cette sensation assez désagréable de ne plus vraiment savoir où je suis ni comment je vais revenir.

Et puis je vois Fettah venir vers moi en kite pour me tracter jusque la plage. Je crois que je n’ai jamais été aussi contente de voir quelqu’un arriver.

Il me ramène jusqu’à la plage et, une fois les pieds dans le sable, je suis à la fois soulagée, encore un peu sous le choc… et légèrement vexée. Parce que, très honnêtement, je ne comprends pas.

Pourquoi m’avoir donné cette voile ? Est-ce qu’il m’a surestimée ? Est-ce qu’il voulait me pousser ? Est-ce qu’il avait simplement envie de voir ce que j’étais capable de faire ? Ou est-ce que, malgré tout, j’avais réellement réussi quelque chose de bien ?

Je n’en sais rien. Je sais seulement que je viens d’avoir franchement peur.

Fettah change finalement de voile et me donne une 12 m², celle avec laquelle je fais habituellement cours. C’est déjà beaucoup plus rassurant. Je retourne donc à l’eau, mais forcément, je ne suis pas exactement dans les meilleures dispositions. Je galère encore à me lever et, à force de frustration, la tension monte. Fettah hausse le ton, je finis par hausser le mien aussi. Il me reprend immédiatement. Je sais qu’il a raison, je m’excuse et je m’en veux.

Décidément, le kite vient appuyer exactement là où ça fait mal chez moi : ma difficulté à gérer la frustration et cette envie très forte de réussir immédiatement ce que j’entreprends.

Mais quand Fettah me demande si je veux continuer, je réponds oui.

Même si j’ai encore un peu peur. Même si je suis encore sous le choc de ce qui vient de se passer. Et même si, soyons honnêtes, je lui en veux encore un tout petit peu de m’avoir envoyée faire un tour au large avec une voile beaucoup trop grande pour moi. 

Je retourne donc à l’eau. Et petit à petit, quelque chose change. Je ne deviens évidemment pas une pro du kite en vingt minutes, mais je commence à comprendre ce que je fais. Je me relève une première fois. Puis une deuxième.

J’arrive à partir à droite, puis à gauche. Je commence même à changer de trajectoire. Je me crashe toutes les deux minutes, je bois encore quelques litres d’eau et je passe probablement plus de temps sous la surface que sur ma planche, mais je me relève.

Encore. Et encore. Et quand je repense à mes premières sessions de mai, où j’avais passé deux heures sans réussir à me mettre debout une seule fois, je réalise que j’ai quand même fait un sacré bout de chemin.

Finalement, ce n’est pas l’épisode de la voile de 15 m² que je retiens de cette session. Ni même toutes mes chutes.

C’est le fait que, malgré la peur, la frustration et l’envie de tout envoyer balader, j’ai continué.

Je suis encore très loin de maîtriser le kite. Mais aujourd’hui, je suis capable de me lever, de partir dans les deux directions et de recommencer après chaque chute.

Fettah est quand même sacrément patient avec moi. Et même si je ne comprends pas toujours ses méthodes, je crois que je commence à comprendre qu’il voit parfois des choses que je ne vois pas encore chez moi.

Jour 3 · Chacun son rythme

Aujourd’hui, changement de décor : nous partons sur une autre plage. Tout le monde monte dans le 4×4 et, à peine installée, j’entends Ino Casablanca à la radio. J’adore cet artiste, alors je décide immédiatement que c’est un signe et que cette session va forcément bien se passer. Il faut savoir saisir les petits porte-bonheur quand ils se présentent.

Le vent est un peu moins présent aujourd’hui. Il y en a suffisamment pour kiter, mais comme il commence progressivement à retomber, il devient plus difficile à attraper et à conserver dans la voile. Il faut donc davantage de technique pour réussir à garder suffisamment de puissance et continuer à avancer.

Et malgré ça, je sens que je progresse.

Ce n’est pas une session particulièrement spectaculaire, mais mes trajectoires deviennent plus naturelles. J’arrive de mieux en mieux à partir à droite, puis à gauche, et je commence à comprendre un peu mieux comment gérer ma voile.

J’ai même réussi mon premier saut ! 

Bon, il était complètement involontaire et je n’ai absolument aucune idée de ce que j’ai fait pour décoller, mais techniquement, mes deux pieds ont quitté l’eau. Je prends ! 

La prochaine étape sera surtout de réussir à remonter au vent. Pour l’instant, je sais avancer dans une direction, mais je ne sais pas encore vraiment revenir vers mon point de départ. Le fonctionnement est donc assez simple : je fais une longueur, je termine plus loin sur la plage, je remonte à pied jusqu’à mon point de départ, puis je repars dans l’autre sens… avant de recommencer à marcher.

Ce n’est pas encore exactement l’idée que je me faisais du kite, mais chaque chose en son temps. J’ai surtout hâte de pouvoir faire mes allers… mais aussi mes retours en kite.

Une fois ma session terminée, Naim — que j’avais seulement aperçu un matin au club — s’apprête à commencer la sienne avec Eliott et Gabriel. Je ne les connais pas encore, et ils en sont eux aussi à leur deuxième cours. Je les regarde rapidement évoluer et je remarque qu’Eliott s’en sort déjà plutôt bien. Ce qui est assez drôle quand je pense qu’il m’a fallu huit cours pour arriver à faire certaines choses qu’il commence à maîtriser au deuxième. Mais bon, tant mieux pour lui.  Chacun son rythme, après tout. Moi, j’ai mis plus de temps, mais aujourd’hui, je sais aller à droite et à gauche, et ça me va très bien.

Surtout que j’ai une mission bien plus importante pour la suite de la journée.

Younes n’est pas là depuis deux jours et je n’ai donc malheureusement toujours aucune photo de moi en train de faire du kite. En revanche, Fettah me demande de prendre des photos des autres pendant leur session. Et là, je suis trop heureuse. Ils pratiquent dans une sorte de petit creux d’eau peu profond. Je peux donc rester tout près d’eux sans avoir besoin de me mettre à l’eau, ce qui est parfait pour moi et mon matériel. Je suis suffisamment proche, j’ai une bonne visibilité et je peux suivre leurs trajectoires facilement. Les conditions sont idéales.

Je mitraille tout le monde pendant leur cours et, pour une fois, je suis vraiment fière du résultat. Je réussis à prendre des photos de fou. Des projections d’eau, les voiles au-dessus de leurs têtes, leurs premières tentatives sur la planche… Je m’amuse énormément. Et finalement, même si je n’ai pas de photos de moi aujourd’hui, je repars avec quelque chose d’encore mieux : une tonne de photos que j’adore.

Et une session de plus à mon compteur.

🟢 Acquis 🟠 En cours 🔴 Pas encore
Aller à droite Remonter au vent Virages
Aller à gauche Être à l’aise dans le vent fort Naviguer longtemps
Me lever sur la board Contrôler ma vitesse Être autonome
Redémarrer ma voile — —